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Côte et estimation d’Arman
| Peintures | 5 000 € – 120 000 € |
| Estampes | 300 € – 8 000 € |
| Sculpture | 5 000 € – 400 000 € |
Biographie d’Armand Fernandez
Arman, de son vrai nom Armand Fernandez, est un artiste franco-américain né le 17 novembre 1928 à Nice, en France, et décédé le 22 octobre 2005 à New York, aux États-Unis. Il est surtout connu pour son travail dans le mouvement de l’art conceptuel et du Nouveau Réalisme.
Fils unique d’Antonio Fernandez, marchand de meubles et d’antiquités, d’origine espagnole ayant vécu en Algérie, et de Marguerite Jacquet, issue d’une famille de fermiers de la Loire, le jeune Armand montre très tôt des dispositions pour le dessin et la peinture.
Il grandit dans une famille d’artistes et étudie l’art à l’École Nationale des Arts Décoratifs de Nice avant de poursuivre ses études à l’École du Louvre à Paris. Dans les années 1950, il s’associe à un groupe d’artistes appelé les « Nouveaux Réalistes » qui comprends entre autres Yves Klein, Jean Tinguely et Daniel Spoerri.
Le Nouveau Réalisme
Le Nouveau Réalisme est un courant qui cherches à rompre avec les conventions de l’art traditionnel. Le mouvement se caractérise par l’utilisation d’objets du quotidien dans la création artistique, ainsi que par une approche critique de la société de consommation, ainsi que d’une remise en question des conventions de l’art traditionnel.
Sa première exposition personnelle a lieu en 1956 à la galerie du Haut Pavé à Paris. Fin 1957, Arman signe ses œuvres de son prénom en hommage à Van Gogh mais sur la couverture d’un catalogue de 1958, suite à une coquille, « Armand » devient « Arman« , nom qu’il garde par la suite.
Arman se fait connaître pour ses accumulations, ses oeuvres où il assembles et met en scènes des objets du quotidien tels que des instruments de musique, des armes, des jouets ou des chaussures, et les présente comme des sculptures. Il crée également des sculptures de pianos, de violons et d’autres instruments de musique qu’il déconstruit ensuite et assemble de manière à créer de nouvelles formes.
Arman était fasciné par la culture de la consommation de masse et ses effets sur la société. Ses accumulations d’objets manufacturés, sont des commentaires sur la nature éphémère et jetable de la société de consommation, leur accumulation et leur aspect dérisoire.
L’œuvre d’une vie
En 1959, Armand introduit des ordures dans ses oeuvres: Ses « Poubelles » sont des boîtes transparentes contenant des détritus et des portraits-robots de ses amis élaborés à partir de leurs propres déchets. Il franchit une étape supplémentaire en remplissant d’ordures la galerie Iris Clert à Paris: L’exposition s’intitule « Le Vide et le Plein » (1960). Il commence a réaliser des assemblages en 1961.
Sa technique consiste à casser / détruire / brûler / tronçonner et assembler ensuite sur toile des objets de la vie quotidienne: Chaise, contrebasse, violon brisé / éclaté / découpé en fines tranches, etc… Intitulés « Colères ». Il accumule et empile des objets sans valeur: Capsules de bouteille, boîtes vitrées, morceaux de plastique transparent, tubes de comprimés, masques à gaz, billets de dollars, crucifix, etc…
En 1967, il fait de l' »art-industrie » avec la firme Renault en créant une sculpture constituée d’un ensemble de pièces détachées de voiture figées dans du béton. Dans les années quatre-vingt, il découpe en tranches des sculptures de bronze. Il fait ériger de gigantesques tours-monuments urbaines en violons, horloges ou voitures (Long Term Parking, Jouy-en-Josas, 1982 ou les Horloges de la gare Saint-Lazare à Paris).
Arman investi ainsi les espaces publics de près d’une centaine de villes du monde en réalisant des œuvres monumentales. Dans le début des années quatre-vingt-dix, il constitue des « Collections » et présente des installations de tableautins, de cafetières et d’objets divers.
Arman reçoit de nombreuses distinctions tout au long de sa carrière, notamment la Légion d’honneur en 1989. Sa contribution à l’art contemporain est considérable et son influence continue d’être ressentie dans le monde de l’art aujourd’hui.
« J’affirme que l’expression des détritus, des objets, possède sa valeur en soi, directement, sans volonté d’agencement exthétique les oblitérant et les rendant pareils aux couleurs d’une palette; En outre, j’introduis le sens du geste global sans rémission ni remords«
Armand



